Émergeant petit à petit de l'inconscience, Idylle ouvrit les yeux. Rien. Le noir le plus total. Elle paniqua quelques instants avant de retrouver ses esprits. Où pouvait-elle bien être ? Que lui était-il arrivé ? Elle était allongée sur ce qui devait être une simple paillasse. L'air sentait le renfermé avec une étrange odeur soufrée en plus. N'étant entravée d'aucune sorte, elle rampa à tâtons jusqu'au mur le plus proche. Elle s'apprêtait à se relever pour faire le tour de la pièce quand un rai de lumière tomba du plafond au centre de la pièce. Après avoir tentée de percer les ténèbres du regard, ce simple rayon l'éblouit. Il venait en réalité d'une sorte de conduit, une très étroite cheminée qui partait du plafond et semblait s'élever sur des kilomètres tant le rond de ciel à son sommet semblait petit. Une plaque métallique venait de pivoter, révélant ce conduit. Idylle put alors à loisir contempler le maigre mobilier de sa cellule: une paillasse et deux seaux remplis d'eau saumâtre. Elle ne réalisait pas très bien ce qui venait de lui arriver. Soudain, le loquet d'une porte qu'elle n'avait pas vue cliqueta. La porte en chêne massif pivota sur ses gonds, révélant dans l'insoutenable lumière d'une torche la silhouette du duc de Castel-Bourg, souriant de toutes ses dents d'un air de prédateur.
***
Les recherches n'avaient rien donné. Cela faisait presque une semaine que Galthar Ebou avait disparu et sa famille s'était résignée à l'idée de devoir le pleurer. Il avait sans doute été attaqué par un faute et c'était à présent inutile de ratisser tout le désert. Mais une sombre malédiction semblait planer sur la famille, le jeune disciple de Galthar et ami de la famille avait disparu le même jour que son mentor. Les années s'écoulèrent, effaçant petit à petit la douleur des enfants de Galthar.
Néfar la petite dernière avait été beaucoup moins atteinte par la mort de son père, disparu quand elle était encore trop jeune. Arrivée à l'âge de neuf ans, elle décida d'apprendre à mieux connaître son géniteur et se lança avec sa fougue enfantine dans l'étude des travaux de Galthar. Mais quelque chose manquait, nombre de ses écrits se référaient à un grimoire dans lequel il consignait ses découvertes. Après plusieurs années passées à suivre les traces de son père et à devenir, malgré son jeune âge, une des meilleures alchimistes des Terres Bénies, Néfar décida de reprendre à son compte les recherches entreprises des années plus tôt à la disparition de son père. Avec ses talents naturels pour la magie et l'entraînement de guerrier que lui faisait suivre son oncle depuis ses cinq ans, la jeune fille partait confiante, avec bon espoir de découvrir ce qu'il s'était vraiment passé.
A l'adolescence, ses recherches l'avaient dirigée vers un petit village loin de sa terre natale dans lequel vivait, il y a quelques années, un ami de la famille qui, selon ses sources, aimait chasser avec son père. Aucun indice ne laissait penser qu'il était avec Galthar Ebou ce jour maudit, mais il aurait sûrement des choses à lui apprendre s'il vivait encore là. La demeure avait été facile à trouver, mais ce que Néfar y découvrit la déstabilisa un peu. La maison était tenue par une unique servante qui passait ses journées au chevet d'un vieil homme très malade. Elle hésita longuement avant de demander à rencontrer ce vieillard mais cet entretien changea sa vie à jamais. Il était très touché de rencontrer la fille de son ancien ami disparu, et même s'il ne savait rien de l'incident, il la mena sur une piste intéressante. Ce dernier n'avait aucune confiance envers l'ancien disciple de son ami et tenait des propos selon lesquels ce jeune homme serait devenu puissant en Toleysande. Le vieil homme était fatigué par la maladie et peut être un peu délirant mais Néfar sentait en lui un fond de sagesse. Il lui fallait à tout prix retrouver ce disciple, il aurait beaucoup à lui apprendre de gré ou de force.
Néfar la petite dernière avait été beaucoup moins atteinte par la mort de son père, disparu quand elle était encore trop jeune. Arrivée à l'âge de neuf ans, elle décida d'apprendre à mieux connaître son géniteur et se lança avec sa fougue enfantine dans l'étude des travaux de Galthar. Mais quelque chose manquait, nombre de ses écrits se référaient à un grimoire dans lequel il consignait ses découvertes. Après plusieurs années passées à suivre les traces de son père et à devenir, malgré son jeune âge, une des meilleures alchimistes des Terres Bénies, Néfar décida de reprendre à son compte les recherches entreprises des années plus tôt à la disparition de son père. Avec ses talents naturels pour la magie et l'entraînement de guerrier que lui faisait suivre son oncle depuis ses cinq ans, la jeune fille partait confiante, avec bon espoir de découvrir ce qu'il s'était vraiment passé.
A l'adolescence, ses recherches l'avaient dirigée vers un petit village loin de sa terre natale dans lequel vivait, il y a quelques années, un ami de la famille qui, selon ses sources, aimait chasser avec son père. Aucun indice ne laissait penser qu'il était avec Galthar Ebou ce jour maudit, mais il aurait sûrement des choses à lui apprendre s'il vivait encore là. La demeure avait été facile à trouver, mais ce que Néfar y découvrit la déstabilisa un peu. La maison était tenue par une unique servante qui passait ses journées au chevet d'un vieil homme très malade. Elle hésita longuement avant de demander à rencontrer ce vieillard mais cet entretien changea sa vie à jamais. Il était très touché de rencontrer la fille de son ancien ami disparu, et même s'il ne savait rien de l'incident, il la mena sur une piste intéressante. Ce dernier n'avait aucune confiance envers l'ancien disciple de son ami et tenait des propos selon lesquels ce jeune homme serait devenu puissant en Toleysande. Le vieil homme était fatigué par la maladie et peut être un peu délirant mais Néfar sentait en lui un fond de sagesse. Il lui fallait à tout prix retrouver ce disciple, il aurait beaucoup à lui apprendre de gré ou de force.
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Idylle n'avait jamais vu cet homme de si près. Elle fut envahie par un froid glacial quand il posa son regard sur elle. La peur commençait à se lire sur son visage.
_"Il me tardait de vous rencontrer, jeune dame. Je suis bien désolé que ce soit dans ces conditions, après la mort de votre frère" dit le duc. Une lueur de terreur passa dans les yeux d'Idylle. Il mentait, c'était sûr.
_"Je tenais à m'entretenir personnellement avec vous avant que le sort de votre partenaire soit irréversible" continua le duc.
_"Iléas..." s'étonna Idylle.
_"A moins qu'il ne soit pas le père de vos deux enfants illégitimes" répondit le duc. Comment savait-il ? Le regard de la jeune femme lança des éclairs.
_"Il ne tient qu'à vous de lui sauver la vie. J'ai besoin de savoir quelques informations..." commença le duc.
_"Jamais !" hurla Idylle.
_"Je vous laisse le temps de la réflexion, la colère ne vous sauvera pas. N'oubliez pas que vous êtes tous deux mes prisonniers" chuchota-t-il. Il sortit de sous sa veste la dague d'Iléas, il la prit dans ses mains d'une manière distraite et d'un ton distrait, dit: "ton comportement vous sauvera peut-être. Sache que ton amie Eléanore est aussi ma prisonnière". Idylle, à bout de nerfs, se releva et dans une tentative désespérée cracha au visage du duc. Ce dernier, avec son éternel sourire aux lèvres, sortit de la pièce, refermant derrière lui la lourde porte en chêne. Peu lui importait qu'elle parle ou non, elle était à elle seule un excellent moyen de pression sur Iléas de Champlain.
_"Il me tardait de vous rencontrer, jeune dame. Je suis bien désolé que ce soit dans ces conditions, après la mort de votre frère" dit le duc. Une lueur de terreur passa dans les yeux d'Idylle. Il mentait, c'était sûr.
_"Je tenais à m'entretenir personnellement avec vous avant que le sort de votre partenaire soit irréversible" continua le duc.
_"Iléas..." s'étonna Idylle.
_"A moins qu'il ne soit pas le père de vos deux enfants illégitimes" répondit le duc. Comment savait-il ? Le regard de la jeune femme lança des éclairs.
_"Il ne tient qu'à vous de lui sauver la vie. J'ai besoin de savoir quelques informations..." commença le duc.
_"Jamais !" hurla Idylle.
_"Je vous laisse le temps de la réflexion, la colère ne vous sauvera pas. N'oubliez pas que vous êtes tous deux mes prisonniers" chuchota-t-il. Il sortit de sous sa veste la dague d'Iléas, il la prit dans ses mains d'une manière distraite et d'un ton distrait, dit: "ton comportement vous sauvera peut-être. Sache que ton amie Eléanore est aussi ma prisonnière". Idylle, à bout de nerfs, se releva et dans une tentative désespérée cracha au visage du duc. Ce dernier, avec son éternel sourire aux lèvres, sortit de la pièce, refermant derrière lui la lourde porte en chêne. Peu lui importait qu'elle parle ou non, elle était à elle seule un excellent moyen de pression sur Iléas de Champlain.
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